Le SLF rencontre le ministre de l'Economie, Bruno le Maire, pour plaider la cause des libraires

Publié le 06/05/2020 par La Rédaction
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Bruno le Maire a effectué, le 6 mai, un déplacement à la librairie Folies d'encre de Montreuil afin de prendre connaissance des mesures sanitaires, sociales et commerciales mises en place en vue de la réouverture et d'échanger avec le SLF sur la situation du secteur.

Ce moment d'échange a été l'occasion d'insister sur les risques à court et moyen terme que cette crise fait peser sur la profession et de présenter au ministre de l'Economie les mesures d'urgence et structurelles réclamées par la profession : 

Mesures d'urgence :

Mesures structurelles : priorité à
l'amélioration des marges

Le ministre s'est dit conscient de la spécificité culturelle, sociale et économique des librairies et du rôle qu'elles joueront dans le redémarrage de l'ensemble de la filière. Il s'est engagé à soutenir, en lien avec le ministre de la Culture Franck Riester, notre profession au travers d'un plan de soutien qui lui serait propre. Il a estimé que l'effort devait être réparti entre l'Etat, qui dégagera des aides spécifiques, les collectivités locales, en réduisant le rabais qu'elles obtiennent auprès des librairies, et les grands éditeurs qui doivent, selon lui, faire davantage pour un secteur dont les marges sont trop faibles. 

Bruno le Maire a également confirmé que le dispositif d'activité partielle serait prolongé au-delà du 1er juin selon des modalités qui étaient encore en discussion. Conscient que les grandes plates-formes sur internet allaient, elles, sortir gagnantes de cette crise, il a réaffirmé son souci de rééquilibrer la concurrence notamment du point de vue fiscal. Il n'est pas normal, a-t-il ainsi souligné, que les librairies soient davantage taxées que les géants du numérique alors que ces derniers ont de moindres charges.

Concernant les perspectives à moyen terme, Bruno le Maire redoute également que des secteurs tels que celui de la librairie se retrouvent, dans quelques mois, asséchés au niveau de la trésorerie alors que leur activité est viable. Il réfléchira à un allégement de la charge de remboursement des librairies, voire à une transformation des prêts en apports en fonds propres.

Après l'annonce, le 6 mai, par le Président de la République et le ministre de la Culture, d'une première partie du plan gouvernemental en faveur de la culture qui n'a fait nulle mention du livre, ni de la librairie, la profession est d'autant plus impatiente de voir se concrétiser des mesures ambitieuses, à la hauteur de la crise exceptionnelle que nous traversons et des enjeux du maintien du réseau des librairies sur lesquels tout le monde s'accorde.